A la loupe : Banque – dernières flexions avant la bourse!

Avant l’entrée en bourse de Hong Kong, deux banques d’Etat serrent les boulons.

[1] Sur ordre du HKSE – la bourse de  Hong Kong, la Bank of China (BoC) doit étoffer son offre: puisque ses gros investisseurs (Temasek/Singapour, UBS/Suisse, la Sécurité Sociale chinoise) reçoivent 10% du capital, le public doit accéder à 10% au moins, et non à 6% selon le plan d’origine (pour 7MM$). Par ailleurs, la Bank of China, n°2 nationale par les prêts, ira aussi fin 2006 en bourse de Shanghai.

NB: toutes les parts seront alors convertibles : finis, les 70% étatiques, qui ouvraient les portes à toutes les manipulations!

[2] L’ICBC (la banque de l’industrie et du commerce) qui vise au HKSE 12 MM$ (record mondial depuis 6 ans) n’émettra que la moitié en parts nouvelles: le reste sera en parts du bloc étatique, permettant aux « heureux élus » de recevoir plus de profits, soit -peut-être 14%/an.

Paysage grandiose donc, mais la CSRC (la commission de régulation boursière) s’inquiète.

– Si la bourse décolle, la croissance fait de même (10,2% pour le 1er trimestre), contrairement à l’objectif de l’Etat.

– Et il y a risque de bulle, vu l’écart entre la progression des banques en bourse et leur bilan financier de 2005 : +40% pour la CCB en bourse, mais +19,5% au bilan, et +83% au HKSE pour la Bank of Communication, contre 12,8% de profits d’exercice : les experts crient au feu—d’autant que rien ne promet une gestion meilleure, ni la disparition des mauvaises dettes!

 Enfin, sur l’appel d’offre pour la reprise de 85% des parts de la Guangdong Development Bank (GDB), c’est Citibank qui grimace, et Société Générale qui sourit. Le 18/4, la CSRC impose au gouvernement de Canton (acquis à la cause américaine) de respecter la règle du plafond de 25%, invalidant de facto l’offre de Citibank qui réclame 50% pour elle-même. Désormais, soit la banque US jette l’éponge, soit elle reformule son offre—pour peu que la tutelle l’y invite. A moins  que Pékin ne relance tout le processus, un nouveau tour de manège pour les  concurrents…

Pour l’instant, Société Générale est bien en selle, avec ses partenaires ultrasolides Baosteel et Sinopec qui prendraient 60% ensemble, contre 25% à SG. Mais pour cette dernière, l’enjeu est ailleurs: la gestion d’une Guangdong Development Bank assainie, aux 500 agences, quand l’étranger aujourd’hui le mieux introduit,-HSBC– n’en aligne que 22 -!

 

 

 

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