A la loupe : Une assurance en cas d’enlèvement

Ils sont trois millions (et sans doute bien plus), les nouveaux riches passant la barre des 100.000².

Ils exacerbent la 红眼病 hongyanbing, «maladie des yeux rouges» (=jalousie) : les kidnappings prolifèrent en ce milieu, à 12000/an. En février, disparurent l’acteur Wu Rufuo, la manager Zhu Yan. Wu fut retrouvé, mais pas Zhu, pleurée par ses collègues des assurances Ping An

A l’intention de cette classe, AIU, filiale d’AIG (n°1 des assurances étrangères en Chine) lance un produit inédit, l’assurance-kidnapping, jusqu’alors l’apanage du groupe Hiscox (membre de Lloyd’s), 60% du marché mondial. Offerte dès juillet 2003 aux firmes de Guangzhou, elle vient d’obtenir la licence familiale pour 3 villes cantonaises (Guangzhou, Foshan, Shenzhen). Ensuite, viendra Shanghai.

Dès maintenant, toute firme en Chine est éligible à condition de justifier d’un investissement minimal de 15millions d’², et moyennant une prime minimale de 40.000²/an.

Dès maintenant, le contrat de base de 800²/an  ouvre le droit à 40M² de versements pour suppléer à toute incapacité issue d’un enlèvement : versement des salaires et intérêts bancaires, frais médicaux, judicaires ou funéraires, cachets de détectives et de chercheurs de talents pour remplacer le disparu dans l’entreprise…

Le marché englobera les millionnaires, mais aussi les expatriés en pays à risque (Irak…). Il touchera aussi les étrangers — 140.000, rien qu’à Pékin. Le tout, dans un secret absolu, afin d’éviter à AIU d’aider les gangsters à choisir leurs victimes aux rançons assurées, voire d’encourager les fraudes du type « simulacre d’enlèvement »!

 

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