A la loupe : Le baccalauréat, promo ‘ SRAS ‘

Survivance millénaire du système mandarinal, le 高考 gaokao, baccalauréat doublé du concours d’entrée aux universités bouleverse les existences de M de jeunes, hissant les uns vers la gloire et fracassant les rêves des autres. Du 7 au 9 juin, ils étaient 6M à se présenter – chiffre doublé par rapport à 4 ans plus tôt- pour répondre aux questions à choix multiples en mandarin, ou  en 5 langues minoritaires, ou en braille. Ils planchaient sur 3 matières imposées (chinois, anglais, math), plus une section au choix : (lettres, ou bio-physique-chimie).

Les succès sont déterminés par les places d’études disponibles en fac. En ce domaine, depuis 1999, un effort sans précédent est en cours : les candidats reçus cet été friseront les 3M (50% en moyenne nationale, 70% à Shanghai ou Pékin).

Pour des raisons évidentes, le bachotage de 2003 fut difficile. Avancé d’un mois pour anticiper la canicule, le concours fut entouré d’une foule de précautions d’ordre épidémiologique: prise de température, tables espacées (20 candidats par salle au lieu de 30) et interdiction aux parents de faire le pied de grue devant les écoles. Ceux-ci se retrouvèrent donc -comme de tradition – dans les temples, pour y prier Wenshu, le Bouddha des carabins.

Mauvaise nouvelle par contre pour la promotion diplômée : ils seront 2,12M, soit +46% par rapport à la classe 2002, alors que l’économie s’est contractée.

Résultat : la moitié ne trouvera pas d’emploi d’emblée, les 2/3 à Pékin, et même 3/10 dans les universités-phares. L’an dernier, 2/3 des jeunes, via internet ou les foires aux emplois, avaient signé leur job avant la remise des diplômes : rien de tout cela cette année, et il faudra ramer!

 

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