Temps fort : PÉTROLE : UN NOUVEAU CHEVAL DE BATAILLE

La Chine pétrolière se restructure: Sinopec et Compagnie Nationale Pétrolière (CNPC), ses deux mastodontes socialistes (l’un, maître de la pétrochimie, l’autre, de la prospection/exploitation), échangent gisements et actifs, de manière à constituer des territoires homogènes (Nord/Ouest, 12 provinces pour Compagnie Nationale Pétrolière (CNPC), Sud-est, 19 provinces pour Sinopec), et briser leurs monopoles pour suivre à 2 la concurrence mondiale.

Il a fallu des années et l’arbitrage de Zhu Rongji pour parvenir à ce concept, éliminant 2 autres modèles possibles: le démantèlement de Sinopec et Compagnie Nationale Pétrolière (CNPC) au profit d’entités régionales (tel Ceupec, géant pétro textile au capital d’1,45MMUSD, créé à Nankin en novembre 1997) et la fusion en un monolithe national.

Victimes de ce choix: 40 raffineries locales, constituant 15% de la capacité nationale, devront disparaître (trop petites et vieilles) sauf les plus performantes, telle une poignée de raffineries côtières à racheter par la China National Off-shore Oil Corporation (CNOOC) (le monopole off shore, non concerné par ce deal), ou Binzhou, groupe chimique du Shandong suffisamment fort et spécialisé pour tenir sur le nouveau marché.

Ce choix d’adaptation aux règles d’un marché mondial très compétitif, est imposé par deux urgences:

[1] La pétrochimie, qui avait fait 7,5MMY de profit en 1997, a déjà perdu 2,8MMY cette année;

[2] Pour accéder au bien-être de la Corée Sud d’ici 2015, il faudrait à la Chine quelques 4MM TEC. Elle n’en produisait aux dernières nouvelles (1996) qu’un peu plus du quart, dont les ¾ en charbon, catastrophe écologique et médiocre produit de base industriel. Ce qui situe l’ampleur du défi, pour un secteur « or noir » chinois restructuré et combatif.

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