Santé : Chine – le virus aviaire redresse la tête

Le décès de 6 malades depuis le 4 mars à l’hôpital n°5 de Minhang (Shanghai), lance une alarme mondiale : ils sont morts du virus aviaire H7N9, qu’on croyait non-transmissible à l’homme. Entre Jiangsu et Anhui, 15 autres cas sont déclarés – et les chiffrent grimpent d’heure en heure. 

Les plans d’urgence se déclenchent : dans toutes les provinces, on se prépare à confiner des suspects, à abattre des volailles en masse (comme sur un marché de Shanghai où le virus est trouvé sur des pigeons). Tous les pays du monde prennent un à un des mesures prophylactiques. 

L’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé, a lancé une enquête, et aux Etats-Unis, la Center for Disease control (CDC) se met à fabriquer un vaccin artificiel, à partir des données ADN du virus telles que postées sur internet par leurs collègues chinois. 

Une course contre la montre est en jeu, par la culture des souches virales prélevées sur les personnes décédées, pour établir la nature de ce virus : aviaire, ayant franchi les défenses humaines, ou bien muté, devenu humain. 

On doit remarquer les progrès réalisés en Chine, depuis l’épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) de 2003. L’administration de Jiang Zemin avait alors tout nié durant deux mois sur ce foyer démarré à Canton, laissant au fléau le temps de rebondir sur Pékin, Hong Kong et le Canada. 
Depuis, un réseau de prévention et détection épidémiologique quadrille le pays, et dès le 31/03, la Commission nationale de la santé et du planning semble jouer le jeu et communiquer loyalement.

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