Le marché noir du RBM, qui existait jusqu’en 1993 (tirant parti de l’existence de deux monnaies distinctes en Chine, avec le monnaie des étrangers, aujourd’hui défunte (FEC), réservé aux étrangers) refait surface sur les marchés libres: dans les grandes villes, s’y pratique l’achat du USD au taux de 8,5, au lieu du taux légal de 8,29.Ces fonds changeraient ensuite de main et seraient à Wenzhou (Fujian, capitale notoire de la contrefaçon), à 9,5Y/USD.
Une autre technique pour accaparer le billet vert, consiste à les obtenir des banques (avec leur complicité), moyennant titres commerciaux ou chèques falsifiés, et remboursement de taxes sur des exportations fictives. Toutes ces pratiques viennent d’être une fois de plus interdites par la Cour suprême, sous peine de châtiments sévères. Elles expriment la demande générale en valeurs-refuge, le spectre de la dévaluation. Jiang ne s’y trompe d’ailleurs pas en réaffirmant, cette semaine à des hôtes nippons, « ne pouvoir exclure à 100% une baisse du RMB ».Même si cette annonce, du type « retenez moi, ou …», a aussi pour objet de faire pression sur le Japon, sur des dossiers monétaires et autres! (voir rubrique politique)
Sommaire N° 28