Le Vent de la Chine Numéro 9

du 21 au 27 mars 2005

Editorial : LA CHINE ET SA LONGUE MARCHE VERTE

Cette semaine, deux rapports publiés par le WWF, le World Wide Fund for Nature, sur des questions d’environnement en Chine révèlent que l’éveil du pouvoir, salué par l’organisation mondiale de la faune et de la flore, ne suffisent pas, face aux menaces contemporaines sur la planète bleue !

En gestion des forêts, dès ’98 Pékin s’est lancée dans un programme géant de reboisement de 10aines de M d’hectares, moyennant 11,6MM$ de 2000 à 2004. Le ban de tout bûcheronnage sur des régions entières, force le Chinois à importer 60% de ses besoins (modestes au demeurant, et limités au 17ème de ceux de l’Américain).

Mais le problème tient à la faiblesse des pays exportateurs face à la contrebande : Russie, Malaisie et Indonésie saignent à blanc leurs forêts pour laisser des sols nus, vulnérables à l’érosion. L’import chinois passera, dit le WWF, de 94Mm3 en 2003, à 125Mm3 sept ans plus tard. L’organisation prie Pékin, futur 1er acheteur mondial, d’assumer ses responsabilités en se dotant d’urgence de mécanismes de traçabilité et certification d’origine!

Même tocsin sonné, à propos des 105.000 km² de glaciers du plateau tibétain, dont la moitié se situe en Chine, le reste étant partagé entre Inde et Népal. Six grands cours en dépendent,  parmi lesquels Mékong, Brahmapoutre, Yangtzé et Fleuve Jaune.  

L’enquête du WWF dénonce le réchauffement climatique. En 40 ans, 12% de ce patrimoine universel a reculé de 10aines de m/an, avec accélération depuis 1999. A ce rythme, pensent les savants chinois, d’ici 30 à 40 ans, les 37000  glaciers chinois auront disparu, et la température moyenne aura monté de 1,4°! Sans glaciers, la vie sera plus dure. Déjà sévissent des inondations dues à la rupture des lacs de montagne (suite à la fonte des glaces). Désertification et salinisation menacent des M de jobs ruraux. Les cours s’assèchent, tel le bas-Fleuve Jaune qui disparaît 4 mois/an, et les écarts climatiques s’accroissent : l’hiver qui s’achève fut un record de froid, précédé par un été record de chaud.

Sur la côte, le niveau des mers monte jusqu’à 1cm/an. Conscient du problème -qui n’est peut-être pas dû à l’homme, mais simplement à un cycle immuable-, Pékin paie pour prévenir une catastrophe, 2,2 MM² d’ici 2050, sur 160 projets au seul Tibet. Cette bataille est donc loin d’être gagnée, mais l’humanité chinoise ne reste pas les bras croisés !

 

 


A la loupe : Wusong, ou la déconstruction posée en (7e) art !

Faut-il le dire  indépendant, ou  non aligné?

Lu Yi-tong, auteur de Lost in Wusong, 1er long métrage, en lice au 29. Festival international de Hong Kong (22/03- 6/04) est hors-norme, revendiquant le renversement «de l’autorité et du pouvoir en général», rien de moins!

Lu a  mis beaucoup de lui-même dans ce film qui cristallise 10 ans de recherche, partant du projet de glorifier un héros millénaire, l’âme de la Chine, pour le déconstruire petit à petit, dynamitant ainsi voluptueusement son idole.

Wu Song est un Hercule simple, dont la force grandit à mesure de son ébriété, au sens inné de la justice et irrécupérable par la flatterie. Mais «M», le personnage réalisateur du film, finit par découvrir que Wu Song, 1000 ans plus tôt, s’est compromis avec le prince.«M» est un anti-héros (peut-être le 1eren Chine), Gaston Lagaffe des salles obscures. Par passion d’autodérision, Lu Yitong fait de cet être une caricature des crève-la-faim du 7e art chinois, en mal de budget et d’audience.

De toutes les autres figures de cette fable filmée, «M» va prendre des coups: son financier le censure, son actrice le déflore, lui qui voulait se faire moine après la fin du tournage (!). Même son Wu Song finit par l’assommer, juste rétribution pour avoir exigé de recruter des acteurs reflétant exactement en vie réelle, les êtres légendaires qu’ils sont supposés incarner…

En définitive, «M» est sauvé par son obstination dans sa recherche d’impossible idéal, et son humilité. Dans ce film à l’humour grinçant, c’est moins le héros « raté » que Lu Yitong épingle, que les lâchetés de son entourage : les carriéristes, les lâches, et cette tendance universelle à voter pour les gagnants et proches du manche, contre les altruistes, et ceux qui suivent une route indépendante. Seul univers épargné par le film, pour des raisons évidente : la politique—mais elle n’est pas loin !

 


Joint-venture : Deux grizzlys canadiens pour un train tibétain

Morgan, la griffe française des femmes jeunes, signe avec le Hongkongais Hembly sa 1ère usine chinoise, à Nankin (Jiangsu), à 49/51% et délocalise sa production en Chine, avec sa première usine dans le pays.

Elle produira jusqu’à 1M/an de tricots, pantalons et robes, dont 10% tout au plus se vendront dans les 71 boutiques de la grande Chine qui, d’ici 2010, deviendront 200. Le reste ira aux 1000 enseignes Morgan à travers le monde, dont il couvrira la moitié des besoins.

Nortel, n°1 nord-américain des télécom (Canada) obtient un contrat de rêve : l’équipement des transmissions du chemin de fer Golmud-Lhassa, axe de 1142km au coût de 3,3MM$, qui désenclavera le Toit du monde dès 2007.

Bâti sous technologie GSM, ce réseau numérique devra fonctionner sous conditions extrêmes, jusqu’à 5000m d’altitude par -40°C et sous blizzard (neige et sable), trans-mettant voix et données du réseau, sans back-up analogique. Dans le monde, Nortel déploie 9 autres réseaux sous cette technologie de pointe.

Au même moment sur la même ligne, Bombardier reçoit avec Sifang, son partenaire de Qingdao, la commande de 361 voitures panoramiques pressurisées, à protection contre les rayons ultraviolets. Coût de ce matériel roulant unique au monde: 281 M$. C’est ainsi que les Canadiens confirment en Chine leur domaine d’excellence dans les communications en haute altitude, sous froid extrême.

 

 


A la loupe : Loi anti-sécession – les ondes de choc

L’adoption unanime à Pékin le 14/2 (-2 abstentions) de la loi anti-sécession de Taiwan, ne pouvait que susciter des réactions.

Conscient des risques, Pékin multipliait les propos lénifiants à travers le monde : loin de signifier un raidissement, cette loi codifiant l’invasion de l’île en cas de séparation apporterait des bénéfices au Détroit, la paix et la protection des intérêts des compatriotes. En même temps, le Président Hu Jintao appelait l’APL, l’armée chinoise, à se «préparer »!

A l’intérieur, une rare censure éteint tout débat de l’opinion, de toute manière indifférente aux choses politiques, mais aussi souvent favorable à un retour inconditionnel de Taiwan à la patrie. 

Dans l’île, la nouvelle a causé la consternation et relancé l’appel au soutien des alliés  mondiaux, ain-si que le débat sur les moyens de défense.

Sans retard,  les alliés tiers-mondistes de la Chine (Proche-Orient, Afrique, Amérique Latine) ont donné leur blanc-seing à la loi sans tarder, tandis que la Russie assurait Pékin de sa « compréhension ».

La plupart de l’Asie Pacifique s’inquiète. Japon, Australie, voire Corée du Sud expriment le projet de renforcer leur  coopération de défense régionale avec les USA qui décrivent la loi comme inadéquate (unhelpful).

L’inconnue, est la réaction de l’Union Européenne.

Paris et la Commission de Bruxelles (Javier Solana, patron de la politique étrangère) rappellent leur soutien à la réunification chinoise et tentent de maintenir une cloison entre cette loi, et la levée de l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine, normalement prévu pour le sommet euro-chinois de juin. Mais le vote de l’ANP, le Parlement chinois, a «compliqué les choses», selon le 1er Ministre luxembourgeois, Président de l’Union Européenne jusqu’en fin juin 2005. Car dès juillet, cette levée sera plus incertaine, sous une présidence britannique moins favorable, soutenue par un front du refus de petits Etats-membres.

Finalement, ce vote pékinois semble avoir joué le rôle d’un ballon d’essai, auquel a suivi une mise en garde. Il a permis à Pékin de reprendre l’initiative sur la question taiwanaise, qui lui échappait depuis dix ans -Taipei menant le dossier, de scrutin en scrutin. Mais ce réveil chinois entraîne les deux bords dans des courants mal balisés, sous les regards sourcilleux du monde!

 

 

 


Argent : Pour l’aviation privée, c’est OKAY

— Dans la course au marché chinois, mis à part les géants étrangers tels Carrefour, l’avenir est peut-être moins dans les clones publics comme Hualian que l’Etat tente d’imposer par fusions, qu’en des chaînes privées, dont Gome est l’archétype.

Créé par Huang Guanyu en 1986, ce n°1 de l’électroménager gère 144 surfaces, et obtenait en 2004 des profits de 59M$ (+176%). De ceux ci, la moitié sera réinvestie en un quasi-doublement des magasins, dont 130 doivent naître en 2005, entre Pékin, Tianjin, Shenzhen et 600 villes de + de 0,5M d’âmes. Le financement se fera sur fonds propres : la banque, à 5% d’intérêt, est trop chère! L’accent est mis sur les boutiques “digitales” (télécom+PC, 99% du chiffre d’affaires). Huang Guanyu, 2ème fortune chinoise (1,3 MM$) table sur une croissance du marché de 11,4% en 2005, et un triplement de sa part du marché national à 15% sous 3 ans.

Okay Air, au capital de 36M$, est la première compagnie aérienne chinoise privée.

Pour son vol inaugural (11 /3), elle vient de relier Tianjin, son port d’attache à Kunming (Yunnan) via Changsha (Hunan), à bord de son unique appareil, un B-737-900 loué à Korean Airlines. C’est l’arrivée du transport low cost en RPChine.

Mais pourquoi la Chine, qui interdisait hier le privé aérien, se ravise-t-elle (décision avalisée début mars par le Conseil d’Etat)? Simplement car 2004 fut faste pour le secteur (+40% de chiffre), et car le low cost déferle sur l’Asie. Plutôt qu’un transporteur de lignes, Okay fera dans les niches, charter, courrier, service tramp. Déjà nantis de la licence, d’autres candidats piaffent sur le tarmac: Spring Int’l (Shanghai), Eagle (Chengdu), Huaxia (Lanzhou).

Sans parler des étrangers, encore bridés par des plafonds de participation de 49% (JV avec un transporteur local), et 25% (en solitaire). Parmi ceux-ci, le malais AirAsia, déjà actif sur Macao, et sa filiale Thai AirAsia, au feu vert accordé sur Kunming, Chengdu et Xiamen. 

 

 


Pol : Arc-en-ciel sur l’archipel des Spratleys

— Faisant fi du plan anti-surchauffe, le prix au logement a augmenté de 14,4% en 2004.

Pas question pour autant de toucher à la monnaie nationale, ce qui ferait le bonheur du spéculateur. Aussi la BPdC, la banque centrale, le 17/3, hausse les taux des prêts immobiliers long terme à 5,51%, et veut limiter les prêts à 30% du prix. Le but est d’alourdir le financement des promoteurs pour les forcer à baisser leurs prix, afin de récupérer plus vite leur mise.

Mais Wang Guoguang, chercheur à la CASS, l’académie des sciences sociales, s’inscrit en faux contre la thèse d’une bulle immobilière : la hausse des prix ne traduirait qu’une offre insuffisante Pour lui, la Chine, après un demi-siècle passé sans construire, nécessite 1MMm3/an de logis nouveaux. Mais de 1999 à 2003, elle n’a avancé qu’au rythme de 0,6MMm2/an, laissant un déficit de 40%, quoique la demande soit solvable : à 200MM$ /an, le pouvoir d’achat immobilier des Chinois serait de 2,62 fois supérieur aux ventes de 2003!

NB : Parallèlement, pour forcer les banques à prêter aux PME, la BPdC coupe sa rémunération de leurs réserves, de 1,62% à 0,99%.

— Décrispation des relations avec les Etats-Unis.

Le 17/3, la Chine expulse vers les US Rebiya Kadeer, la millionnaire ouighoure défenseur des femmes musulmanes, condamnée en l’an 2000, à 8 ans de prison pour soutien au séparatisme. Parmi les prisonniers d’opinion, le nom de Kadeer était un des plus connus à l’Ouest. Washington renonce alors à déposer comme chaque année auprès de la Commission des Droits de l’Homme à Genève, son projet de résolution critique envers la Chine… Echange de bons procédés!

Autre détente avec Hanoi (cf ci-dessous), et surtout avec Moscou : le 1er Ministre Wen Jiabao pense que la Chine recevra une part du pétrole du pipeline sibérien, ce qui n’était pas le cas le mois passé, et les 2 armées préparent leurs premiers exercices conjoints. Voici donc 3 détentes simultanées, au moment même où  se charge le ciel à l’Ouest : le hasard fait bien les choses!

— Entre pays riverains de mer de Chine du Sud, les revendications sur l’archipel des Spratley empoisonnent les relations, aiguisées par l’espoir d’amples réserves de pétrole, jusqu’à 17MMt (contre 13 au Koweït, par ex.).

Or, le 14/3, un accord apparaît, qui pourrait constituer le modèle de règlement d’avenir. Chine, Philippines et Vietnam signent ensemble un protocole d’études sismiques communes en trois ans, sur 14.000km² autour de la centaine d’îlots et atolls. Depuis novembre 2002, l’ensemble des candidats s’étaient liés par un “code de conduite”, pour ne rien faire sans l’accord des autres.

Mais en avril, Cnooc et la compagnie nationale philippine signaient ensemble séparément, faisant montrer des dents à Hanoi. Le mal est réparé, par l’inclusion dans le deal de Petrovietnam. A condition que les autres parties prenantes (Malaisie, Brunei, Taiwan) n’objectent pas, s’entend !

— Le 14/3, un coup de théâtre est étouffé : Zhang Enzhao quitte sa place de Président de la China Construction Bank, (CCB) sans motif officiel et pour “convenance personnelle”.

Toutefois, la rumeur ajoute qu’une enquête court, sous l’accusation de corruption. Décidément, le poste porte la guigne : avant lui en 2002, Wang Xuebing, l’ex-Président avait écopé de 12 ans de cachot, et en février 2005, la branche du Jilin de  la CCB avait vu 8M$ s’envoler. Pourtant la CCB “assainie”, doit  affronter sous quelques mois, la bourse de HK (mais pas celle de New York, qui n’en veut pas) en quête de 10MM$ d’épargne…

Aux grands maux, les grands remèdes : Guo Shuqing, N°2 de la BPdC, la Banque centrale, et patron de la SAFE, l’Administration d’Etat des devises étrangères, doit reprendre la baguette de chef d’orchestre, en tant que Secrétaire du Parti. Ce cadre jeune, au pedigree jusqu’ici sans tache, formé à l’Ouest (diplômé d’Oxford) tentera de ravaler la façade.

 


Temps fort : Les bottes de 7 lieues chinoises sur l’or noir africain

Après 34% de hausse sur ses achats de pétrole à l’étranger en 2004 (120Mt), la Chine est passée second importateur devant le Japon.

D’ici 2010, il lui faudra 380Mt d’or noir, dont 200Mt importés. Plus facile à dire qu’à faire, dans un monde où les capacités de production suffisent tout juste aux besoins du jour. D’autant que la Chine, en plus de ses besoins courants, achète pour constituer sa réserve stratégique, devant atteindre à terme 180 jours de consommation, critère de l’OCDE!

Pour y parvenir, elle s’attaque aux marchés peu balisés, tels l’Afrique, qui en 2004 lui fournissait 40Mt, pour 25MM$, à + 50% /an depuis 1999. Succès énorme, dû à l’image «tiers-mondiste» de la Chine en Afrique, et à l’accumulation de techniques volontaristes, aide multi face au développement, qui concurrencent discrètement, très efficacement les ex-puissances coloniales :

[1] l’émigration chinoise, échoppiers, restaurateurs, diplomates, traders;

[2] le développement des gisements à bas-prix, par des techniques simples et des salaires réduits.

[3] 500 chantiers d’infrastructures, et d’usines délocalisées (vélos, textile, TV)…

[4] la création en 2000 d’un  Forum de coopération sino-africain qui a effacé 1,3MM$ de dettes de ces pays.

[5] La garantie de bloquer toute sanction de l’ONU pour cause de droits de l’homme : notoirement, c’est au Soudan que la CNPC, la compagnie nationale chinoise pétrolière, a réalisé sa 1ère percée commerciale dès 1999, après des années de fournitures d’armements, lui permettant d’extraire 16Mt l’an passé.

Enfin, on aura remarqué les incessantes visites de leaders chinois en Afrique, continent stratégique pour elle, lui ayant permis (cerise sur le gâteau) de réduire en peau chagrin (à 7!) le nombre des ambassades taiwanaises!

 


Petit Peuple : Enigme sphyngienne à Chongqing

Après un mois en enfer, ce jour de janvier 2005, Zong, cadre à Chongqing entrevit enfin la porte de sortie, en recevant un SMS.

Toujours par monts par vaux, Jiang sa femme qui était chef des ventes d’une grande compagnie, lui faisait la vie dure, se reposant sur lui pour les tâches du ménage et les crises du petit dragon. Aussi, lors de ses rares présences, elle se faisait abreuver de reproches, les langues dérapaient, ils faisaient chambre à part, jusqu’à ce que fuse un jour l’étincelle qui fit sauter le baril de poudre : elle le plaqua.

Mais fort classiquement, à peine la porte claquée, il ne vécut plus, jusqu’à cet ambigu SMS, 30 jours plus tard, énigme en 42 chiffres suivie de l’ultimatum: «traduis, ou divorce»! La joie au coeur, il prit crayon, gomme, règle à calcul. Il acheta des livres de cruciverbistes, logiciels de décryptage, et polards. Il tanna ses amis, y passa jours et nuits, s’éveillant en sueur sur l’angoisse de la page blanche. Puis le désespoir lui inspira ce coup de génie : il posa l’énigme au courrier du coeur du Chongqing Daily: les réponses affluèrent avec la fougue d’une société possédée par le démon du jeu, celui-là même qui avait poussé Jiang à jeter leur destin conjugal dans la céleste balance. Zong reçut 300 traduc-tions de la série de chiffres, dont 80 justes.

Basé sur une prononciation homonyme, le message disait «je pense à toi, et te jure de faire mieux à l’avenir». Suite à quoi les pigeons se rabibochèrent : les «éclats du miroir étaient rassemblés» (破镜重圆po jing chong yuan), manière chinoise de dire que « les ragoûts réchauffés sont les meilleurs ! »

 

 


Rendez-vous : Dialogue Chine – multinationales

22-25 mars, Shanghai: Salon FurniTek (bois)

24-25 mars, Pékin : China Government Relationship Management Summit (dialogue/multinationales)