Le Vent de la Chine n° 12(XIV)
13 - 19 avril 2009
Une Chine mutante sous la crise
Quel
rapport y a-t-il entre des firmes telles Danone, Google, et des organismes comme le
ministère chinois de la santé ?
Le voici : sous l’effet de la récession, tous remettent en cause leurs
stratégies, se jettent dans l’inconnu. Un peu partout en Chine, on voit se
multiplier des actions innovantes pour résister à la crise ou en tirer parti.
Pour les étrangers, la solution générale consiste à renforcer la coopération
avec ce pays.
C’est ce que suggérait (6-9/04) le Comité France-Chine, en coopération avec la CCIFC, la Chambre de commerce et d’industrie française en Chine
: face à quelques dizaines de personnalités d’affaires
françaises et chinoises, Jean-Pierre Raffarin, l’ancien 1er ministre, estimait (8/04) que «la clé de cette crise, est l’intégration
du consommateur chinois au marché mondial ».
Réforme fondamentale : Chen Zhu, ministre de la santé, s’apprête
à refondre son secteur. Il est grand temps, après 30 ans de négligence, comme
en témoigne cette nouvelle qui fait grand bruit : près de Pékin, on vient de
fermer un centre clandestin de dialyse, qui était géré par des malades rénaux
laissés sans soins. Ces derniers avaient acheté d’occasion la machine, et la
faisaient tourner «au noir». D’autres signes sont ces poches
endémiques de maladies déjà éradiquées ou sous contrôle ailleurs : grippe aviaire, épizootie aphteuse (41.846 cas depuis janvier), tuberculose (30.000 cas identifiés depuis 2007,
dont 200 «hyper résistants»).
Entre les Chinois et leur
système de santé, le divorce est net : un malade sur deux ne tente même pas de
se présenter à l’hôpital.
Or, la réforme visée est une stratégie nationale, vu l’enjeu économique majeur
: pour relancer sa croissance, via son marché intérieur (la
consommation),
le pays n’a pas d’alternative.
Selon
ce plan, en trois ans, 93,4MM€ (dont
60% à charge des provinces)
iront dans 2000
hôpitaux de campagne neufs, 5000 cliniques de banlieue, 29000 dispensaires de
village.
D’ici
2011, 90%
des
Chinois
devraient
avoir une assurance
médicale.
300 à 400 médicaments
de base
verront leurs prix imposés, afin d’enrayer la pratique du profit sur prescription.
Les hôpitaux seront sous surveillance, pour éradiquer les bakchich (des
groupes pharmaceutiques et des patients),
et le refus de soigner ces 30% des malades qui se présentent les poches
vides.
La
priorité passera du «soin»
à la «prévention»
: aux scanners, IRM, aux vaccins, à la médecine périnatale. D’énormes commandes
de médicaments et matériels vont s’ensuivre, qui profiteront d’abord aux
producteurs locaux, mais aussi étrangers, à la pointe du progrès.
Face
au plan, médecins et patients désignent les zones d’ombre : cet investissement
d’équipement de 217¥/personne suffira-t-il
? D’où viendra l’argent ? Le médecin de famille pourra-t-il exister ?
A toutes ces interrogations, Wang
Jun,
vice ministre des finances répond : « n’attendez
pas des miracles. Même avec de lourds efforts, le résultat ne viendra pas en
une nuit ».
Le système de santé efficace, équitable et à prix acceptable,
sera
pour 2020—au mieux !
Portrait : Chen Zhu, médecin chinois à l’école française
Ministre de la santé, Chen Zhu est une personnalité radicalement différente de ses collègues sous deux
aspects: il est un des deux ministres non communistes dans l’histoire du régime, et il
est francophone, ayant passé cinq ans en formation à Paris.
Au départ, rien ne le prédisposait à un tel destin. Né en
1953 à Shanghai, il voyait à 13 ans son école fermée par les Gardes Rouges, sa
famille mutée en Chine profonde, dans le Jiangxi. «Quand je réalisai», dit-il, «que le séjour serait de longue durée, je
demandai à mes parents, médecins, de m’enseigner
quelques soins ». Ce qui fit de lui un «médecin aux pieds nus». A 17 ans, il pratiquait sa 1ère opération d’un ulcère, avec pour tout anesthésiant, une paire
d’aiguilles d’acuponcture.
A 22 ans (1975), la commune reconnaissante lui obtenait une place dans une
école de médecine de la province. Il la quittait en 1978 pour Shanghai, pour
l’Université Médicale n°2. En 1981, il entamait son doctorat. En 1984, il était
invité en France, à l’hôpital St-Louis (Paris-VII), où il achevait ses études sous les
plus hautes sommités, soutenant sa thèse d’hématologie en 1989.
A Paris, Chen Zhu fut frappé par la liberté d’esprit des carabins, qui
s’amusaient à tester les professeurs en leur soumettant les cas médicaux les
plus ambigus, pour tenter de les induire à un diagnostic erroné. Attitude
éloignée du respect confucéen traditionnel, mais les pontes, loin de s’en
offusquer, félicitaient leurs «poulains» de leur compétence et de leur audace,
ce dont Chen Zhu « prit de la graine ».
De retour au pays en ‘89, Chen connut une carrière
météoritique, directeur de l’Institut shanghaïen d’hématologie, du Centre national
du génome humain, membre des académies des sciences de Chine, de France, des USA.
Nommé ministre de la santé en juin 2007, il hérite d’une
maison «en feu», devant enrayer une série sans fin d’alertes
qui culminèrent en septembre par le scandale du lait à la mélamine, et 300.000
bébés atteints de calculs rénaux. Son plus grand défi: combattre le formalisme
ou l’excès de prétention de nombreux cadres.
Pour redresser la qualité de la nourriture, il visite personnellement les
centres de contrôle phytosanitaires, réorganise les services, fait passer (mars), la loi de sécurité alimentaire. Tout en invitant les citoyens (pratique atypique) à offrir leurs suggestions sur son site
internet.
Chen consacre aussi ces 18 mois à la refonte du système
de santé, déterminé à prendre ses responsabilités. Un témoin, récemment,
l’entendait dire cette phrase, éthique nouvelle : «seule la réalité compte. Nous ne pouvons
plus nous en tirer par des ‘ah, si seulement’ ou des ‘Y’a qu’à’. Maintenant,
nous sommes aux commandes –nous n’avons plus droit à l’erreur» !
Google crée la Grande Muraille musicale de Chine
Depuis 15 ans, Google piétine à la porte du marché chinois de la recherche en ligne, derrière Baidu qui en détient 65%, contre 15% seulement
au n°1 mondial.
Une raison de son retard, est le fait que le public chinois utilise énormément
de musiques, films et logiciels, le plus souvent téléchargés, mais n’est pas
disposé à en payer les droits. 84% des 300M d’internautes (170M abonnés, 130M clients surfant dans
leur entreprise ou l’internet café) recourent au piratage, dont Baidu est le
premier vecteur.
D’après l’IFPI, le syndicat mondial des éditeurs
musicaux, seul 1% des airs téléchargés en Chine paient les droits. La justice
déboute les plaignants: Baidu «ne fait que trouver le lien vers le site
pirate, ce qui est légal». Tout ceci lui donnait sur la concurrence un avantage inéquitable mais
imbattable. Jusqu’à ce que Google trouve la parade !
Le 30/03, il a lancé (30/03) une offre
gratuite, illimitée en Chine, de téléchargements. Il le fait, en JV avec deux
groupes de partenaires. En amont les éditeurs (EMI, Warner, Vivendi Universal) qui offrent leurs catalogues (jusqu’à 1,1MM de titres) ; en aval, Top100.cn, diffuseur local. L’accord prévoit le
partage des recettes publicitaires : les partenaires prétendent ce marché
publicitaire suffisamment mature. Une analyste affirme que Google prévoirait
cette année, an Asie Pacifique, des rentrées de 2MM$.
Google ne fait que reprendre à grande échelle un modèle commercial déjà
préfiguré depuis des années. Ainsi tel romancier ou tel auteur compositeur, renonçant
à produire sur version rigide son disque ou son roman, le met en ligne, après
l’avoir fait sponsoriser par une firme, quitte à lui consacrer une chanson, ou
la dédicace.
Par rapport à Baidu, l’offre de Google apporte
quelques petits « plus ».
L’usager n’est plus pirate –conscience tranquille. Sa liste de titres sera bien
plus vaste (1,1MM de pièces), et de
qualité –plus de risque de virus, ni de piste endommagée.
Mais pour que le concept reste viable, il doit fonctionner en circuit fermé
- pour que les airs téléchargés en Chine, ne soient pas revendus en France.
C’est pourquoi Google érige aussi vite que possible une « grande
muraille » technique et légale pour empêcher ce type de réexportation,
mais pour l’heure, le système n’est pas étanche.
Un détail intéressant, est la racine historique de cette passion chinoise
pour la gratuité.
Elle vient des années ‘50-80, du temps où le citoyen urbain recevait de l’Etat
l’essentiel de sa vie, à prix gratuit ou presque. Aujourd’hui, ce principe disparaît
: la réforme des prix de l’eau, de l’énergie est en cours, de manière à
décourager gâchis et pollution.
L’idée de gratuité ne subsiste, symboliquement que dans l’audio-visuel où se
réfugie la dernière bribe de cet idéal de «gratuité socialiste». Ce qui éclaire
les raisons de l’Etat de ne pas y toucher : c’est trop tôt, et rien n’est déjà sur place, pour remplacer ce
projet utopique –sinon, la « société du spectacle », le
divertissement !
RdV - Le rendez-vous de la Foire de Canton
15 avril – 5 mai, la Foire
int’l de Canton
15-17 avril, Shanghai : IT&CM China, Salon événementiel
16-19 avril, Shanghai, China Boat Show, Salon int’l du
nautisme
Petit Peuple - Train 201 : la nana—intérim
Mars 2007,19h: parti de Pékin (Ouest) 10h 11
minutes avant, le train T-201 entre en gare de Wuchang.
Shi Rong, beau ténébreux,
est si concentré sur son portable qu’il ne voit pas entrer la femme d’affaires
moderne, blouson de cuir et lunettes noires, qui note l’inquiétude, la
déception du jeune en train de démarcher pour des emplois, d’un ton battu
d’avance, convaincu qu’on lui dira non…
Après un dernier échec,
il sort. Son sac est tombé : la femme a saisi, parcouru la liasse de
courriers qui s’en est échappé. Quand il retourne, elle sait tout de lui :
nom, âge, études d’histoire, chômeur de longue durée.
21h : installés
face à face sur leur couchette, la femme rompt la première le silence :
- excuse…
- oui, je peux t’aider ?
- je suis en train
de prendre froid – peux tu me donner ta couverture ?
Il la tend
instantanément.
- mais, et
toi ?
- non, pas de
souci
Et c’est là qu’elle sort
l’offre extraordinaire :
- je ne veux pas que tu
attrapes la grippe à cause de moi : viens avec moi, sous les couvertures.
De surprise, il crie: « ah, non, ça ne se fait pas ». Mais elle gouaille : « Ecoute, je ne suis pas une tigresse, je
ne vais pas te bouffer… Si c’est pour la morale, t’as qu’à me prendre pour ta nana-intérim».
Subjugué, Shi Rong finit par se glisser à ses côtés. Mais impossible de dormir-on n’est pas
de bois. Après10 minutes, l’incroyable fille reprend la parole: « et si l’on se présentait? Moi, c’est Li Jiaxing. J’ai fait 4 ans
d’études d’histoire, puis pendant 10 mois, j’ai ramé pour trouver du boulot
dans plusieurs villes ».
Stupéfait, Shi Rong ne peut s’empêcher de
commenter – « Inouï—tout comme moi ! »
Elle lui raconte comment
à l’époque, elle buvait l’eau aux WC, faute de pouvoir acheter des bouteilles. «Mais la chance a tourné. On m’a proposé
de faire dessinatrice de jouets dans une boite à Dongguan. J’y
connaissais rien, mais je voulais m’en sortir. J’ai emprunté des livres,
potassé. Et ça a marché : je dirige le bureau de design des produits! Alors écoute moi: de la veine,
y ‘en a pour toi aussi. Te décourage pas, ça va venir »
Et du coup, ce jeune
trop silencieux, l’air un peu menaçant, comme ruminant un coup, finit par se
dégeler. Ils passent ainsi la nuit à somnoler, bavarder…Du coup, Shi Rong se rend même compte qu’il
vient de rire : pour la première fois en un an !
6h25, gare de Canton,
Jiaxing descend. Ils ont échangé leurs numéros de portable et se sont promis de
se recontacter. Ce qui va arriver plus vite, en fait, que Shi
Rong n’attendait. Car quand il se rallonge, il sent
une masse sous l’oreiller : c’est une liasse de 20 billets de 100¥. Et par contre son couteau, qu’il avait
caché là, a disparu… Il fonce au
portillon : déjà fermé. Par la vitre sur le quai, il voit Jiaxing qui jubile,
le poignard en main. Par téléphone, il l’appelle :
- pourquoi t’as laissé ce fric ?
- et toi, pourquoi t’avais caché ce couteau ?
C’est là qu’il avoue: «Ouais c’est vrai -j’ai pensé te dérober. On était seuls, t’avais l’air nantie, ça m’aurait
fait tenir quelques mois».
« Et moi, répond-elle, je l’avais senti. C’est pour ça que je t’ai attiré au lit : à la
fois pour t’aider, et pour sauver ma peau, tout en t’évitant de faire une
connerie…»
Lui, couvert de honte, bat sa couple. Mais elle coupe
court: «laisse
tomber. Tout le monde peut perdre les pédales. Le tout, c’est de s’aider».
Et tandis que s’ébranle le train, vers Hainan, elle arbore
un sourire moqueur (comme pour en cacher la gentillesse), qui dit 乐善好施 lè shàn hào shī - « la joie du
bienfait – c’est un choix dans ma vie» !
Politique - La presse chinoise, entre Parti, passé et avenir
Les habits neufs de la presse chinoise
Le 7/04, la GAPP, la tutelle de la presse et du livre, donne un an aux éditeurs dépendant de la province et de
l’éducation, deux ans aux éditeurs dépendant du niveau central ou des ministères,
pour couper leur lien avec l’administration.
600 maisons et plus de 10.000 périodiques sont concernés.
L’objectif de la réforme est de regrouper ces firmes atomisées, dont les 20
plus grosses ne dépassent pas 20% du marché. Par fusions et acquisitions, fonds
privés et entrée en bourse, Li Changchun, maître du secteur, veut voir émerger 6 à 7 groupes brassant 1MM€/an,
capables de résister aux géants piaffant aux portes, Hearst, Bertelsmann ou Hachette-Philipacci.
Le document affirme que la censure demeurera entière. Mais des géants déjà en
place, tel Shanghai Media, très puissant et diversifié semblent
quand même toujours plus capables de résister, faisant intervenir leurs
actionnaires et alléguant de la lutte pour la publicité pour justifier leur
audace éditoriale.
Pour cette raison, CCTV, Xinhua et autres dinosaures «d’intérêt public» sont exclus de la réforme, pour ne pas « subir la pleine force du marché» (sic).
Ce qui révèle une contradiction: comment moderniser la presse dont le succès
dépend du public, sans en même temps, l’émanciper !
Argent - Place aux personnes âgées !
Place aux personnes âgées !
En
2009, la Chine compte 160M de sexagénaires, 6M de plus qu’en 2007.
A 12% de la société, c’est peu, mais elle sait que dans deux générations, plus
de 40% de sa société auront les têtes chenues : la vague des vieillards du « baby boom » favorisé par Mao dans les années ‘50
arrive. Aussi le Ministère des Affaires civiles lance quatre bases de services au 3ème âge combinant
activités sociales, médecine et gymnastique gériatriques, soutien psychologique,
tout pour combattre le sentiment de solitude et l’inutilité - le «syndrome du nid vide».
Situés à Pékin, Tianjin, Chongqing et au Jiangsu (lieux à forte densité de vieillards), ces bases serviront de prototypes pour
offrir aux anciens une fin de vie digne, utile et sensée, mais aussi pour créer une activité
économique, générant emplois et profits. Le ministère compte allouer 20% des
crédits, soit 100 à 200M¥, le reste revenant à la ville ou
province.
NB : parmi les zones en sénescence rapide, Pékin fait figure de proue :
2,1M de sexagénaires sur 16,3M d’âmes. Elle prépare cette année 15.000 lits
supplémentaires : la capacité d’accueil atteindra 180.000 en 2020.
Etranger - Le tournant stratégique de 'new-Danone'
Sa croissance chinoise est entravée depuis des années par
un conflit avec sa filiale Wahaha, mais Danone rebondit là
où nul ne l’attendait : le mécénat humanitaire.
C’est au Sichuan, fragilisé par le séisme de mai 2008, que le n°1 mondial
du yoghourt décide d’agir en allouant 20M¥ en micro-crédits aux habitants.
Pour accélérer les choses, la gestion des dossiers est confiée à la CFPA, émanation du Conseil d’Etat. La formation des cadres est assurée par Grameen,
le réseau de
micro-banque du prix Nobel d’économie Muhammad Yunus, avec qui Danone coopère depuis 2006 au
Bengladesh. Une fois son dossier approuvé, le paysan peut emprunter 3000 à
50.000¥, sans
hypothèque. A l’expérience de Grameen auprès de 7,5M
d’emprunteurs, cette formule assure un retour des fonds de 99%.
Par effet «boule de neige», d’autres crédits viennent s’ajouter :
au total, en trois ans, ce sont 50.000 foyers sinistrés qui pourront
reconstituer, qui un outil de travail, qui un lieu de vie, après avoir reçu un
total de 178M¥. A échéance,
ces fonds resteront disponibles pour d’autres prêts.
Remarque : en 2006, après sa nomination au Nobel, Yunus
avait été invité par le gouvernement chinois vivement intéressé par son
concept. Pourtant, la coopération n’avait pas pu débuter, faute d’une
réglementation mature en Chine. C’est probablement l’entrée en jeu de Danone,
couplée à l’urgence de rebâtir le Sichuan, qui a permis d’accélérer les choses
et de tester en Chine le modèle Grameen : en cas (probable) de succès, le système sera étendu un
peu partout dans le pays.
En outre, Danone Microfinance Foundation s’apprête à confier à Grameen
50M¥ au profit du Sichuan, à investir dans
différents projets de production alimentaire ou d’autre forme de reconstruction
de la région.
Ce mécénat, nous explique t’on chez
Danone, traduit un tournant stratégique global dans l’histoire du groupe : « new-Danone » veut affirmer sa responsabilité pour
l’écosystème social à tous niveaux.
Dans le même ordre d’idée, en 2008, Danone avait monté avec l’association US Weight
Watchers une JV de lutte contre l’obésité, offrant ainsi une contribution à un
grave risque de santé se profilant en Chine à l’avenir.
Tout ceci contribue puissamment à changer l’image du groupe en Chine, et
faire oublier les déboires de Wahaha. Mais on a
l’impression que la motivation n’est pas
économique— plutôt d’ordre philosophique, comme annonciateur de
comportements nouveaux dans le monde industriel, pour faire face aux défis du
temps.
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