Le Blog d'Eric MEYER
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Vide grenier d'étoiles
21 août 2010 | 23:18 | Exprimez-vous! (6 commentaires)
C’est quelque chose, de se retrouver « chez soi » à 10.000km de son domicile, et de se replonger dans la vallée cévenole de mon enfance, berceau de ma famille. Une vallée encaissée aux pentes à 45° couvertes de buis , aux hautes maisons à murs épais, avares de fenêtres, aux ruelles étroites afin de résister à la chaleur. Sous l’effet de l’exode rural et du réchauffement climatique, le maquis pousse sa reconquête, tapis de buis de garance, chêne vert ainsi que de thym, sarriette, marjolaine et salsepareille. Au cœur de ce royaume la Vis, sillonne et règne en maître, une des plus claires et glaciales rivières du pays, riche de truites et d’écrevisses.
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Depuis la France : regard sur une Chine dans l'oeil du typhon
21 juillet 2010 | 00:43 | Exprimez-vous! (2 commentaires)
BB
Bonjour, Me voilà en pleines vacances, à pieds joints, sans vous avoir offert avant de partir, un blog estival, la goutte de la laitière : péché impardonnable…
Le fait est que les dernières semaines d’avant ce baisser de rideau, ont connu pour nous une activité frénétique. Voyage à Shanghai, avec la chorale dont je suis ténor (9 concerts en 30h), sans compter une conférence devant une mission de la région Pays de Loire, une autre conférence devant la Chambre de Commerce à Pékin, divers articles pour mes différents journaux dont je suis le correspondant, la sortie hebdomadaire du Vent de la Chine, conclu par un numéro estival double… on a fini sur les rotules, et voilà pourquoi votre fille est restée muette. Mais pas pour longtemps !
A présent, après 8 bons jours pour décompresser en Aquitaine, je peux laisser cette petite trace, et tirer un genre de bilan provisoire sur ce qui nous intéresse tous : la Chine, et où va-t-elle?
D’une manière dépassionnée, sans défaut de perspective, je peux dire que l’on a vu durant ce premier semestre une explosion notable des dérapages sociaux, d’autant plus remarquable que la censure gomme systématiquement toute information susceptible de nuire à la sacro-sainte idéologie de l’harmonie sociale. Infanticides, suicides, grèves qui, pour la première fois dans l’histoire du pays ont abouti. Attentats contre des juges, où la population acclame l’agresseur en héros, et conspue la victime comme pourri. Avec 6 mois de retard, on nous annonce que 9 personnes ont été tuées dans une banlieue de Pékin, entre novembre et décembre. Cette admission (certainement âprement négociée entre presse et censure) étant là pour faire passer la nouvelle inouïe, que 100 des 202 faubourgs de Pékin seront emmurés derrière des fortifications de barbelés, avec postes de garde et miradors d’ici le 31 décembre, et les autres ensuite. Ce qui rappelle, au passage, quelques petits souvenirs :
- - En 2003, lors de la courte mais brutale épidémie de SRAS, la fermeture provisoire de toutes les villes et villages de Chine à tout étranger non du lieu. L’un d’eux avait même coupé la route nationale de Pékin vers le Nord-Est, d’une tranchée d’1,5m de fond… Ceci arrivait, tant sous les instructions du pouvoir central que par un réflexe atavique de survie venu du fond des âges : les villages fortifiés au Nord de Pékin sont là pour nous rappeler cette tradition de fermeture face au danger, d’organisation sociale close avec barrière de l’octroi, portes de la ville, tocsin etc.
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L'Expo Universelle de Shanghai, et le professeur ... Kouing
27 juin 2010 | 12:39 | Exprimez-vous! (3 commentaires)
Bonjour,
C’était aussi le plaisir de sortir des mélodies travaillées tous les lundi soir, en ce gymnase en sous-sol de l’école française de Pékin : apothéose d’une année, chansons virtuoses et inattendues comme « Il est bon commère », air de la renaissance, « La fanfare du printemps », divertissement helvétique plein d’humour. Et surtout, quand nous entonnions « Molihua » (fleur de jasmin), toute la Chine explosait d’applaudissements et nous remerciait. Nous étions épuisés, en hypoglycémie sous le soleil ou la pluie (alternativement), mais tenions aux nerfs, et en redemandions. Nous sommes ressortis blindés et trempés sous l’épreuve, avec une complicité que nous n’avions pas avant. C’était d’ailleurs, tout bien considéré, la première fois que nous nous parlions depuis le début de la saison, car nos répétitions sont prenantes, et nous n’y échangeons guère qu’en vocalises et en phrases musicales.
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De notre A-yi, et des coeurs Est-Ouest comparés
13 juin 2010 | 15:37 | Exprimez-vous! (2 commentaires)
Ayi est parmi nous depuis près de 10 ans. Si ce terme officieux de « tante », appliqué à la femme de ménage en Chine du Nord a un sens, c’est bien en notre famille, car A-yi a vu défiler les années et grandir nos enfants, partir, revenir. Ensemble, par respect et confiance mutuels, nous avons tué le temps franco-chinois. Avec la discrétion proverbiale de ce pays, elle est restée toujours en arrière-plan, s’acquittant de ses tâches fidèlement, nettoyant et rangeant notre logis, nous inventant et préparant jour après jour notre dîner. Plus suggérée que déclarée, notre complicité est grande.
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Vol au-dessus d’un jardin des pêchers, hors du monde
07 juin 2010 | 15:37 | Exprimez-vous! (1 commentaire)
A Pékin, si vous poursuivez l’avenue Chaoyang Bei vers l’Est, artère grouillant sous l’ampleur des travaux d’infrastructure, de la vivacité du trafic automobile et de l’animation commerciale, vous voyez bien que vous êtes dans un quartier né coiffé. Chaoyang est historiquement le district le plus riche de Pékin, celui du « CBD » le quartier des affaires et des ambassades. Au moment de la dernière planification de la capitale, celle préolympique au tournant du siècle, c’est naturellement et sans discussion que Chaoyang a été choisi pour accueillir la future richesse.
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